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Sat. Mar 2nd, 2024

 

La culture de la paix ne s’improvise pas, elle s’apprend. C’est le fruit d’un long et patient processus qui doit faire taire toute velléité de violence, quelle qu’elle soit et sur qui que ce soit. Il est vrai que l’homme naît bon et que c’est la société qui le rend mauvais ou le corrompt selon le mot de Jean Jacques Rousseau, philosophe français du 18ème siècle, mais il est aussi admis que cette bonté naturelle ne dépend que des circonstances vécues par les hommes et les femmes. Ces circonstances ont pour fin de métamorphoser pour en faire des hommes et des hommes avides de sang et de violence et enclins à faire de cette violence un outil pour exister sur une planète qui règne la violence, elle-même qui permet à chacun de se trouver une place au soleil.

Ainsi, c’est dès les premiers âges de la vie qu’il faut inculquer aux jeunes les valeurs de paix et de tolérance, et surtout respect de l’autre et de l’acceptation de son prochain tel qu’il est dans le respect de la diversité. Aucune haine ne peut être tolérée, quand bien même elle est basée sur la race, la religion, le genre, l’origine ethnique ou géographique, la classe sociale, etc. Il ne doit y avoir de la place que pour la paix et cette paix se culture. Elle passe nécessairement par une éducation à la base qui est indissociable de sa pratique quotidienne. Aucun enfant ne naît avec la haine dans le cœur, mais celle-ci se développe dans son cœur et son esprit en fonction de l’éducation qu’il a reçue de ses parents. Alors, il est de la responsabilité de chaque parent de faire de ses enfants des ambassadeurs de la paix, partout où ils se trouvent.

Une éducation à la paix commence d’abord au sein du foyer où grandit l’enfant. En effet, l’enfant n’est que le reflet de son éducation et il ne fait que copier ce qu’il a vu les grandes personnes faire. Ses premiers modèles restent ses parents. D’où l’urgence pour eux de s’ériger en modèles dignes d’être copiés. L’apprentissage de l’enfant se poursuit à l’école où le maître, en tant que détenteur du savoir, donc aux yeux de l’enfant du pouvoir, devient un autre modèle auquel il se réfère. Puisqu’on n’enseigne que ce que l’on est, il sera copié, jusque dans ses tics, par des enfants dont la personnalité n’est pas encore affirmée.  Aussi, faut-il reconnaitre que le maitre n’est qu’un transmetteur de savoirs et ces savoirs qu’il transmet, il ne les invente pas. Il se limite simplement à inculquer aux enfants ce que les décideurs politiques ont estimé utile pour la formation citoyenne de ceux qui auront entre leurs mains le devenir de leur pays. C’est pourquoi, en plus des savoirs cognitifs indispensables à leur développement mental, des savoirs pratiques qui leur permettent de s’insérer plus tard dans la vie professionnelle, il leur faut des savoirs mentaux et des valeurs qui leur permettront, étant adultes, d’avoir une intelligence sociale à même de leur donner les possibilités de vivre en harmonie et de préserver les acquis laissés par les ancêtres.

La question de la paix interpelle tout le monde et tout le monde doit participer à son édification, mais aussi à sa consolidation. Le monde n’appartient pas à ceux qui sont vivants aujourd’hui mais à ceux à qui ils le laisseront plus tard. Chacun a une partition à jouer et s’il la joue convenablement, les cœurs sont plus aptes à accepter les autres dans leur différence qui est plus une richesse qu’un handicap.

Mamadou DRAME

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